Pour les soignants. La consultation n'a pas besoin de résidence secondaire.
La visite dans le service, la visite à domicile, les transmissions, les quatre minutes de dictée entre deux patients. Les données de santé sont les plus encadrées qui soient, et le moyen le plus rapide de ne plus te demander où elles sont passées, c'est qu'elles ne partent nulle part.
Utile pourLa dictée entre deux patients, la visite à l'hôpital comme à domicile, et les réunions de concertation pluridisciplinaire.
L'argumentUn fournisseur qui ne reçoit jamais de données patients n'est ni sous-traitant au sens du RGPD, ni business associate au sens de HIPAA : rien à signer.
Pas pourTout ce qui doit arriver automatiquement dans le dossier patient, la documentation clinique structurée, ou le sous-titrage en direct pour un patient sourd.
La plupart des dictées cliniques existent déjà. Simplement, elles partent dans un logiciel de l'hôpital, dans la boîte mail d'une secrétaire médicale, ou dans le vide.
01La dictée entre deux patients
C'est entre le départ d'un patient et l'arrivée du suivant que la note s'écrit, ou pas. Parler quatre-vingt-dix secondes est plus rapide que taper pendant cinq minutes, et sur vingt consultations dans la journée, l'écart se cumule.
Il s'agit de dicter tes propres mots sur un patient, pas d'enregistrer le patient : la plupart des politiques internes placent la barre plus bas pour ce cas, et mieux vaut ne pas mélanger les deux.
Dans l'app : enregistre, transcris sur l'appareil, puis résume en points clés et actions à mener avec un modèle de langage local. Copie le texte dans le dossier patient et supprime l'enregistrement.
02La visite et les transmissions
La visite, c'est une conversation rapide à plusieurs voix, dans un couloir à l'acoustique désastreuse, et les notes prises après coup sont des reconstitutions. Les transmissions, c'est pire : elles tombent pile au moment où tout le monde est fatigué.
Les noms des locuteurs comptent ici plus que partout ailleurs. Savoir qui a donné la conduite à tenir n'a rien d'un détail.
Dans l'app : enregistre une fois la voix de chaque collègue habituel, et les transcriptions arrivent avec les noms des locuteurs. La fonction « Améliorer l'audio » fait ressortir les voix faibles et atténue le bruit de fond du couloir avant le passage du modèle, et tu peux revenir en arrière si c'est pire.
03Chez le patient et sur le terrain
Une infirmière à domicile, un médecin généraliste en visite à domicile, un ambulancier dans une cage d'escalier. À la campagne, le réseau est capricieux, dans les bâtiments c'est pire, et les notes doivent être prêtes avant l'appel suivant, pas quand le téléphone capte enfin une barre.
Dans l'app : il n'y a pas de connexion à perdre. Tout tourne sur l'appareil, et l'Apple Watch ou CarPlay te permet de lancer un enregistrement entre la porte et la voiture sans rien déverrouiller.
04Les réunions de concertation pluridisciplinaire
Huit personnes, quarante patients, quatre-vingt-dix minutes, et un seul compte rendu sur lequel tout le monde s'appuiera pendant quinze jours. Par construction, ces réunions sont très sensibles : les données de plusieurs patients, dans une même pièce, au même moment.
Dans l'app : transcris en local, puis sers-toi du résumé pour faire ressortir les décisions et les actions à mener. Les données de quarante patients ne voyagent nulle part pour devenir un compte rendu.
05Une consultation, avec le consentement du patient
De plus en plus de patients veulent garder une trace de ce qui a été dit, et la leur donner est une bonne pratique dans plusieurs spécialités. Mais c'est aussi l'enregistrement d'un patient par un soignant : il faut donc son consentement, un motif consigné par écrit et une réponse claire sur l'endroit où l'enregistrement est conservé.
Quand la réponse est « sur ce téléphone et nulle part ailleurs », il ne reste qu'un point difficile sur les trois.
Dans l'app : utilise la confidentialité avancée : l'audio est effacé dès que la transcription existe, et la session se vide d'elle-même quand tu la quittes. Tu partages le texte avec le patient avant de sortir, et personne ne garde la bande.
L'audio d'un patient, c'est la donnée la plus encadrée de toute ta journée
L'enregistrement d'une consultation est une donnée de santé concernant une personne identifiable, et en Europe il entre de ce fait dans les catégories particulières de données de l'article 9 du RGPD : traitement interdit par principe, permis seulement sur un fondement précis, et censé être assorti de garanties supplémentaires. Aux États-Unis, ce même enregistrement relève, dès sa création dans le cadre des soins, de ce que la loi HIPAA appelle « protected health information » (informations de santé protégées).
La bonne question à poser sur une app de transcription porte donc moins sur la qualité de son modèle que sur ceci : l'utiliser revient-il à confier des données patients à une entreprise qui devient, juridiquement, un maillon de ta chaîne de soins ?
Ce qu'un outil cloud te demande
Envoie l'audio, et le fournisseur devient sous-traitant au sens du RGPD, ou « business associate » au sens de HIPAA (l'équivalent américain du sous-traitant). Il faut alors un contrat signé, un audit de sécurité, la liste des sous-traitants ultérieurs, des durées de conservation, une fiche dans ton registre des traitements, et une analyse du transfert si les serveurs sont hors de l'UE.
Tout cela est faisable, et les hôpitaux le font tous les jours pour les systèmes qu'ils gèrent de façon centralisée. Mais pour un mémo vocal pendant la visite, cela fait beaucoup de paperasse, et voilà pourquoi la plupart des soignants n'enregistrent rien du tout.
Ce que Just Transcribe te demande
Rien, parce que l'app ne reçoit rien. Le modèle vocal tourne sur le téléphone, l'audio n'en sort jamais, et un fournisseur qui ne reçoit jamais de données patients n'est ni sous-traitant ni business associate. Pas de contrat à signer, faute de traitement à encadrer.
L'étiquette de confidentialité de l'App Store indique « Aucune donnée collectée ». L'app ne se connecte que deux fois dans sa vie : une fois pour récupérer un modèle que tu as choisi, une fois pour le paiement.
Le fournisseur sort ainsi du tableau. Toi, non. L'enregistrement reste une donnée patient, il se trouve toujours sur un appareil dans ta poche, et toutes les règles sur le traitement des données patients s'appliquent encore, y compris celles que ton établissement ou ton cabinet a rédigées lui-même.
Pourquoi Just Transcribe
L'argument tient surtout à ce qui est absent.
✓Ni sous-traitant, ni business associate. L'outil ne reçoit jamais de données patients : il n'entre pas dans ta chaîne de soins et il n'y a aucun contrat à passer.
✓Ni compte, ni identité dans le cloud. Rien à quoi se connecter sur un appareil partagé, aucune session à laisser ouverte, et aucun identifiant à réinitialiser quand quelqu'un quitte le service.
✓Fonctionne là où l'hôpital n'a pas de réseau. Sous-sols, cages d'ascenseur, salles blindées, routes de campagne. Hors ligne, c'est le mode normal, pas un mode dégradé.
✓La confidentialité avancée pour l'enregistrement que tu ne veux pas garder. Audio effacé dès que le texte existe, session vidée quand tu quittes l'écran.
✓Cinquante-neuf langues de transcription, plus la détection automatique. Utile là où un tiers des consultations ne se déroulent pas dans la langue du pays, et Omnilingual en couvre plus de 1 600, avec une qualité inégale pour les plus rares.
✓Résumés en local. Puces, points clés et actions à mener sont générés sur l'appareil : le résumé n'est pas un second envoi.
✓Un seul paiement, pas de licence par utilisateur. Le déblocage de Just Transcribe Pro se paie une fois pour toutes. Pas besoin de bon de commande pour l'essayer sur ton propre téléphone.
Un fournisseur qui ne reçoit jamais de protected health information n'est pas un business associate, et un outil qui ne transfère jamais de données personnelles n'a besoin d'aucun contrat au titre de l'article 28 du RGPD.
Ce qui ne veut pas dire que ton employeur l'approuvera, alors pose-lui la question. Cela ne fait qu'abréger la conversation.
Les règles, dans les grandes lignes
Des repères généraux, pas un conseil, et encore moins une certification de conformité. Il n'existe pas d'app certifiée HIPAA ; il n'y a que des organismes couverts par HIPAA et leurs contrats.
Pour t'orienter, rien de plus. C'est ton employeur qui décide, conseillé par son délégué à la protection des données (DPO), pas ce tableau.
Article 9 du RGPD
Les données de santé font partie des catégories particulières de données : leur traitement est interdit sauf si une condition précise s'applique, et des garanties supplémentaires sont attendues. Garder les données sur un seul appareil que tu contrôles déjà est l'une des garanties les moins coûteuses.
Article 28 du RGPD
Avec un sous-traitant, il faut un contrat écrit. Un fournisseur qui ne reçoit rien n'est pas un sous-traitant, donc pas de contrat pour cette étape. La gestion de ton appareil et le stockage restent ton affaire.
Chapitre V du RGPD
Aucun transfert hors de l'appareil, donc aucun transfert hors de l'UE à évaluer, et c'est justement le point remis en cause à plusieurs reprises depuis l'arrêt Schrems II en 2020.
HIPAA, règle des business associates
Un prestataire qui crée, reçoit, conserve ou transmet de la protected health information pour ton compte a besoin d'un contrat de business associate. Celui qui n'y touche jamais ne répond pas à la définition.
Secret professionnel
Dans la plupart des pays, le secret médical est plus ancien que le droit de la protection des données, et plus strict. Là où les deux divergent, c'est en général l'obligation professionnelle qui s'impose.
Enregistrer un patient
Il faut le consentement du patient, une finalité documentée et une durée de conservation, et ton employeur peut l'interdire purement et simplement sur ses appareils. Que l'app fonctionne hors ligne n'y change rien.
Ce que fait l'app est documenté dans la fiche technique (en anglais). Ce que tu as le droit de faire, c'est ton employeur qui le documente.
Ce que tu soumets à ton DPO
Just Transcribe fait tourner son modèle vocal sur le téléphone lui-même. L'audio et les transcriptions ne sont transmis ni au développeur ni à aucun tiers, et l'étiquette de confidentialité de l'App Store indique « Aucune donnée collectée ». L'app n'est pas un dispositif médical et n'a fait l'objet d'aucune validation clinique : je ne l'utiliserais donc que pour mes propres dictées, que je colle dans le dossier patient avant de les supprimer. Je peux vous montrer, téléphone en mode avion, qu'elle fonctionne sans connexion.
Quatre phrases et une démonstration, et la discussion est en général close. Mieux vaut l'avoir avant le premier patient qu'après.
Avant de prendre ton service
Quatre décisions, puis l'app se fait oublier.
Consulte ton DPO d'abord, pas après coup. Montre-lui que l'app déclare « Aucune donnée collectée » et fait tourner le modèle en local. La discussion est en général courte, et bien plus courte avant le premier enregistrement d'un patient qu'après.
Télécharge un modèle sur le Wi-Fi de l'hôpital, une seule fois. Vingt et un au choix, d'environ 75 Mo à 7 Go, et quatre questions dans l'app désignent le bon. Les plus gros gèrent mieux les accents et le vocabulaire médical. Après ce premier téléchargement, l'app n'a plus jamais besoin de réseau.
Choisis tes deux modes. L'enregistrement ordinaire pour tes propres dictées, que tu voudras peut-être réécouter. La confidentialité avancée pour tout ce qui contient la voix d'un patient : l'audio y est effacé dès que le texte existe.
Trace le chemin jusqu'au dossier patient. Exporte en texte ou en PDF, colle ou joins le résultat au dossier, puis supprime l'enregistrement de l'app. L'app est un carnet sur le chemin du dossier, pas le dossier lui-même.
Ici, c'est la sécurité de l'appareil qui fait le gros du travail. Code de l'appareil, Face ID, verrouillage automatique, chiffrement et effacement à distance, et, si ton établissement gère l'appareil, tout ce que prévoit sa politique MDM. Un téléphone qui contient l'audio d'un patient, c'est un dossier médical dans ta poche.
Quand Just Transcribe est le mauvais outil à l'hôpital
Sans détour, parce qu'en santé, se tromper sur ce point est plus grave que partout ailleurs sur ce site.
×Ni dispositif médical, ni validation clinique. Aucune autorisation réglementaire, aucune allégation de précision pour la documentation clinique, aucun dossier de sécurité. C'est un enregistreur doté d'un modèle vocal.
×Aucune intégration à un dossier patient informatisé, quel qu'il soit. L'app n'écrit rien dans Epic, Cerner, HiX ni ailleurs. Le texte rejoint le dossier par copier-coller ou en pièce jointe, à la main.
×Pas de documentation clinique ambiante. L'app ne structure pas une consultation en notes au format SOAP, ne propose pas de codes et ne remplit aucun champ. Ces produits existent, ils sont bons, et tous envoient l'audio.
×Pas de sous-titres en direct. La transcription se fait après l'enregistrement : l'app ne peut donc pas accompagner un patient sourd en temps réel pendant la consultation.
×Pas de piste d'audit. Aucun journal d'accès, aucune trace de qui a ouvert quoi, ce que certaines politiques internes exigent pour tout ce qui contient des données patients.
×Pas d'accès partagé. Un collègue qui te remplace ne voit pas tes transcriptions. Pas de synchronisation, pas de compte d'équipe.
S'il te faut une documentation clinique structurée qui arrive toute seule dans le dossier, achète l'un de ces produits de documentation ambiante et signe le contrat qui va avec. Cette app est faite pour les notes qui, aujourd'hui, n'existent que dans ta tête sur la route du retour.
Réponses directes
L'app est-elle conforme à HIPAA ?
Aucune app ne l'est à elle seule. HIPAA s'applique aux organismes couverts et à leurs business associates, pas à un logiciel dans l'absolu. Le point qui compte est plus étroit : comme l'app ne reçoit jamais de protected health information, elle ne répond pas à la définition d'un business associate, et il n'y a donc aucun contrat à signer. Quant à savoir si ton établissement autorise l'enregistrement sur un téléphone, c'est une autre question, et c'est à lui d'y répondre.
Puis-je l'utiliser pendant mes consultations, en Europe ?
Que l'app n'envoie rien, c'est la moitié facile. La moitié difficile, c'est l'article 9 du RGPD : il te faut toujours une base légale, le consentement du patient dans la plupart des cas, une finalité documentée et une durée de conservation, et ton employeur peut tout simplement interdire l'enregistrement sur les appareils personnels. Ce que l'app supprime, c'est le transfert et le contrat de sous-traitance, pas le cadre clinique.
L'app comprend-elle le vocabulaire médical ?
En partie. Ce sont des modèles vocaux généralistes : le vocabulaire clinique courant passe correctement, mais les noms de médicaments, les posologies et les abréviations restent le point faible. Choisis l'un des plus gros modèles, relis toujours chaque dose toi-même, et sers-toi de la fonction rechercher et remplacer pour les termes que le modèle entend systématiquement de travers. Ne colle jamais dans un dossier une transcription non vérifiée qui contient une dose.
Puis-je prouver à mon DPO que tout reste sur l'appareil ?
Mieux que le prouver : le montrer. Télécharge un modèle en Wi-Fi, passe le téléphone en mode avion, enregistre et transcris. Du texte antennes coupées, cela veut dire que le modèle a tourné en local. Ajoute à cela l'étiquette de confidentialité de l'App Store, qui indique « Aucune donnée collectée », et le détail de la fiche technique (en anglais).
Et les enregistrements déjà sur mon téléphone ?
Importe-les. L'app lit les fichiers wav, mp3, m4a, aiff et plus, et les transcrit en local : ta pile de mémos vocaux n'a pas à passer par un service en ligne pour devenir du texte. Supprime-les ensuite ; l'app n'est pas une archive et ne doit pas le devenir.
Ensuite
Télécharge l'app, récupère le plus petit modèle en Wi-Fi, puis passe le téléphone en mode avion et dicte une note sur un patient fictif. Si le texte apparaît antennes coupées, tu as vu de tes yeux la seule affirmation de cette page qui compte, et c'est cela que tu peux montrer à ton DPO, plutôt qu'une brochure.
Écrit par le développeur, ni avis médical ni conseil juridique. Je développe Just Transcribe. L'app n'est ni un outil clinique ni un dispositif médical, et ne prétend nullement être validée pour la documentation clinique. Ce que tu as le droit d'enregistrer, et où cela peut être conservé, c'est ton employeur qui le décide, conseillé par son délégué à la protection des données (DPO), et sa réponse prime sur cette page.
Écrit le 26 septembre 2026, mis à jour le 3 octobre 2026 pour Just Transcribe 1.36. Chiffres et sources dans la fiche technique (en anglais).