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Gros plan sur une carte topographique couverte de courbes de niveau.
Photo: Etienne Girardet / Unsplash

La limite, posée d'emblée

Dans cette catégorie d'apps, la plupart des promesses de confidentialité relèvent du marketing, et dans le domaine de la défense, le marketing fait des blessés. La limite passe donc avant l'argumentaire : c'est une app grand public, sans homologation, sans certification, sans garantie formelle et sans audit de sécurité publié. Elle n'est pas autorisée à traiter des informations classifiées, et rien sur cette page ne doit être lu comme suggérant le contraire.

Ce qu'elle a, en revanche, c'est une propriété inhabituelle pour une app moderne : après la configuration initiale, elle n'établit plus aucune connexion réseau, ni dégradée, ni différée, ni d'aucune autre sorte. Pour un travail sensible mais non classifié, ce n'est pas rien.

Ce que fait une app ordinaire sur un téléphone

Elle envoie du contenu vers les serveurs d'un fournisseur, fait remonter des statistiques d'usage, entretient un compte, se synchronise en arrière-plan et réessaie dès que le réseau revient. Chacune de ces actions est un signal, et une suite de signaux est déjà une information, même quand le contenu est chiffré.

En opération, ce qui trahit, ce sont souvent les métadonnées : à quel moment un appareil a émis, combien, et vers où.

Ce que fait Just Transcribe

L'app enregistre, transcrit, nomme les locuteurs, résume et traduit entièrement sur l'appareil, sans compte et sans le moindre SDK d'analyse dans son code. L'étiquette de confidentialité de l'App Store indique « Aucune donnée collectée ».

Elle ouvre une connexion exactement deux fois dans sa vie : pour télécharger un modèle vocal que tu choisis, et pour l'achat sur l'App Store. Ensuite, les antennes peuvent rester coupées indéfiniment sans que rien ne se dégrade.

C'est une propriété limitée et vérifiable, pas une posture de sécurité. L'appareil, l'environnement physique, les règles de manipulation et la décision de classification sont tous extérieurs au logiciel, et tous pèsent plus lourd que lui.

Cinq usages non classifiés

Chaque exemple suppose des informations dont ton officier de sécurité a confirmé qu'elles peuvent être traitées sur l'appareil concerné.

RETEX et débriefings

Un débriefing, c'est une conversation rapide à plusieurs, dont les détails s'effacent en quelques heures, et la version écrite est en général reconstituée le lendemain à partir des souvenirs partiels de quatre personnes.

Quand le contenu n'est pas classifié, une transcription avec les noms des locuteurs transforme cette reconstitution en simple travail de relecture.

Dans l'app : enregistre, transcris en local et laisse la reconnaissance des locuteurs attribuer chaque prise de parole. Mémorise une fois la voix de tes collègues habituels, et les transcriptions arriveront avec leurs noms.

Notes de logistique, de maintenance et de matériel

Numéros de série, descriptions de pannes, pièces, heures de fonctionnement. Rien de glorieux, beaucoup de volume, et c'est aujourd'hui griffonné sur un carnet, sous la pluie, par quelqu'un qui porte des gants.

Les notes dictées sont plus rapides et plus complètes, et l'on peut ensuite faire une recherche dans la transcription, ce que le carnet n'a jamais permis.

Dans l'app : dicte, transcris sur l'appareil, puis retrouve n'importe laquelle de tes notes grâce à la recherche en texte intégral. Exporte-les en texte vers le système qui tient réellement le registre, quel qu'il soit.

Formation, exercices et retour d'expérience

Débriefings d'exercice, retours des instructeurs, élaboration des programmes de formation. Non classifié à dessein, abondant, et c'est la partie du cycle qui reste le plus souvent sans trace écrite, parce que la rédiger n'est la corvée préférée de personne.

Dans l'app : enregistre la séance, résume-la en points clés et actions à mener avec le modèle de langage local, puis exporte le résumé pour la démarche de retour d'expérience.

Travail en milieu blindé ou privé de signal

Cages de Faraday, installations durcies, navires, ravitailleurs de sous-marins, hangars, terrains sans couverture réseau. Ici, tous les outils cloud échouent, et ceux qui gardent tout en file d'attente pour plus tard sont pires que ceux qui échouent tout de suite.

C'est le cas technique le plus simple de la page : une app qui n'a jamais compté sur un réseau ne peut pas être déçue par son absence.

Dans l'app : rien de particulier. Elle n'a pas de mode en ligne, donc pas de mode dégradé non plus. Transcription, traduction et résumé aboutissent tous antennes coupées.

Interprétation et travail linguistique sur le terrain

Cinquante-neuf langues de transcription avec détection automatique, plus de 1 600 via Omnilingual, et la traduction sur l'appareil d'une transcription terminée vers cinquante-cinq langues. Utile pour comprendre ce qui a été dit et décider de ce qui doit passer par un linguiste qualifié.

C'est une aide à la compréhension, qui ne remplace jamais un interprète habilité.

Dans l'app : transcris d'abord dans la langue source, puis traduis en local pour une première lecture approximative. Considère le résultat comme une indication, pas comme une traduction officielle.

Pourquoi Just Transcribe, pour le travail non classifié

Dans ce contexte, les propriétés qui comptent sont surtout des absences.

  • Zéro appel réseau après la configuration. Aucun envoi, aucune statistique, aucune synchronisation en arrière-plan, aucune file de nouvelles tentatives. Rien à émettre, rien à intercepter.
  • Aucun compte, d'aucune sorte. Pas d'identité, pas de connexion, pas d'annuaire, pas de procédure de réinitialisation du mot de passe, et aucun identifiant qui pourrait être réutilisé ailleurs.
  • Aucun identifiant de pistage. Pas d'identifiant publicitaire, pas de SDK d'analyse, pas de demande d'autorisation de suivi, puisqu'il n'y a rien à autoriser.
  • Testable en environnement contrôlé. Place l'appareil dans une salle blindée ou en mode avion et vérifie son comportement par toi-même. Ce que tu constates vaut mieux que les assurances d'un éditeur.
  • Confidentialité avancée. Elle enregistre une seule fois, efface l'audio dès que la transcription existe et vide la session quand tu quittes l'écran.
  • Des modèles que tu maîtrises. Vingt et un modèles vocaux que tu télécharges et supprimes toi-même, au lieu d'un modèle qui change en silence sous tes pieds.
  • Un seul paiement, aucun renouvellement. Rien n'expire, rien ne se connecte pour vérifier une licence, rien ne cesse de fonctionner parce qu'un abonnement a pris fin.
Just Transcribe établit exactement deux connexions réseau dans toute sa vie : le téléchargement d'un modèle que tu as choisi, et l'achat sur l'App Store. C'est une affirmation que tu peux tester, pas une promesse à croire sur parole, et mieux vaut la tester avant un déploiement que pendant.

Ce qui s'applique toujours : tout

Ce tableau est court exprès. Qu'une app tourne en local ne change presque rien au cadre réglementaire.

À titre indicatif. Seule la décision de ton officier de sécurité fait foi.
ClassificationSans changement, et sans exception. Les informations classifiées exigent des systèmes homologués, une manipulation par du personnel habilité et des appareils autorisés. Aucune app commerciale ne remplit ces conditions, Just Transcribe compris.
Informations sensibles non classifiéesTout dépend des règles de ton organisation pour l'appareil, pas de l'app. Demande avant, pas après.
Autorisation des appareils et politique mobileSans changement. Qu'un téléphone, personnel ou de service, ait même le droit de contenir ces informations, c'est une décision qui se prend bien au-dessus de l'app, et la réponse est souvent non.
Sécurité opérationnelle (OPSEC)Sans changement. Un appareil qui contient des notes sensibles ne doit être ni perdu, ni prêté, ni rechargé sur une prise USB inconnue, ni laissé sans surveillance.
Enregistrer d'autres personnesSans changement, et compliqué dans un cadre multinational. Le droit local s'applique, où que tu te trouves.
Gestion des archivesSans changement. Ce qui relève des archives officielles va dans le système officiel. Une transcription sur un téléphone est une note de travail en attente d'y être versée.

Aucune homologation, aucune certification, aucun audit de sécurité publié. Si tes procédures exigent l'un des trois, cette app n'y satisfait pas, et elle ne fera pas semblant.

La question à poser à ton officier de sécurité
Question préalable : ces informations peuvent-elles être stockées sur cet appareil ? L'application effectue tout le traitement en local et n'établit plus aucune connexion réseau une fois le modèle téléchargé, ce que je peux démontrer en salle blindée. Elle ne dispose d'aucune homologation, d'aucune certification ni d'aucun audit publié. Je ne demande donc pas si l'application est autorisée. Je demande si ces informations le sont.

C'est le bon ordre. La question du logiciel ne se pose qu'une fois celle de la classification tranchée, et pour des informations classifiées, la réponse est toujours le système homologué.

Si c'est autorisé, configure l'app ainsi

La première étape est celle qu'on saute.

  1. Obtiens une réponse de ton officier de sécurité, à l'avance et par écrit si possible. La question à poser : ces informations peuvent-elles, en soi, se trouver sur cet appareil ? C'est une question de classification, pas de logiciel. Tout le reste découle de la réponse.
  2. Télécharge le modèle une seule fois, sur un réseau autorisé, puis passe en silence radio. Dès que le modèle est sur l'appareil, l'app n'a plus besoin de rien. Vérifie-le : mets l'appareil en mode avion et transcris quelque chose.
  3. Vérifie toi-même le fonctionnement hors ligne, en environnement contrôlé. Salle blindée ou mode avion, puis enregistre, transcris, traduis, résume. Si les quatre aboutissent antennes coupées, tu as observé la propriété au lieu d'en lire la description.
  4. Utilise la confidentialité avancée par défaut et supprime à intervalles réguliers. L'audio est effacé dès que le texte existe, la session est vidée quand tu quittes l'écran. Aucune durée de conservation n'est imposée de façon centrale : la discipline est manuelle, et elle te revient.

Le risque restant se loge dans la sécurité physique et celle de l'appareil : un long code de l'appareil plutôt qu'un PIN de quelques chiffres, la biométrie selon les règles de ton organisation, le chiffrement, l'effacement à distance, et une règle claire sur ce qui se passe si l'appareil est perdu. L'app ne peut t'aider sur aucun de ces points.

Ce que Just Transcribe n'est pas

La section la plus importante de la page, et la raison pour laquelle tout est écrit dans cet ordre.

  • Non autorisée pour les informations classifiées. À aucun niveau, sur aucun appareil, en aucun cas. Si les informations sont classifiées, arrête ta lecture ici et utilise le système homologué.
  • Ni homologation ni certification. Aucun schéma national de certification ou d'homologation, aucune évaluation selon les Critères communs, aucune garantie formelle et aucun audit de sécurité indépendant publié.
  • Non durcie face à un adversaire compétent qui a l'appareil en main. Les fichiers se trouvent dans le stockage privé de l'app, avec la protection de fichiers d'iOS. C'est une protection grand public, pas un conteneur verrouillé par une phrase de passe que toi seul connais.
  • Aucune gestion centralisée. Pas de profil de configuration MDM, pas de règles imposées, pas d'audit à distance, pas de gestion de parc. Un administrateur ne peut ni voir ni contrôler ce qu'elle contient.
  • Aucun journal d'audit. Rien ne garde trace de qui a ouvert quoi, et quand, alors que beaucoup de procédures de défense l'exigent.
  • Aucune intégration aux archives officielles. Rien n'alimente un quelconque système de gestion des archives. Y verser le contenu est une opération manuelle, et ta responsabilité.

Ce qu'elle est : un carnet très discret qui se trouve être doué pour la parole, conçu pour des civils. Dans ces limites, elle est utile ; au-delà, c'est un risque qu'aucun traitement sur l'appareil, si poussé soit-il, ne corrige.

Réponses directes

Puis-je l'utiliser pour des informations classifiées si le téléphone est en mode avion ?

Non. Les règles applicables aux informations classifiées portent sur des systèmes homologués et une manipulation autorisée, et non sur le fait qu'une antenne soit allumée ou pas. Utiliser une app grand public non homologuée sur un appareil non autorisé constitue une violation des règles, quel que soit le comportement réseau de l'app, et le fait qu'elle fonctionne hors ligne n'est pas une circonstance atténuante. Si les informations sont classifiées, utilise le système homologué.

Un gouvernement ou un organisme de défense l'a-t-il approuvée ?

Non. Elle n'a aucune homologation, aucune certification au titre d'un quelconque schéma national et aucun audit de sécurité indépendant publié. C'est une app grand public, vendue sur l'App Store par une entreprise néerlandaise d'une seule personne. Quiconque te dit le contraire se trompe, y compris tout futur texte marketing qui contredirait ce paragraphe.

Comment vérifier qu'elle n'émet vraiment rien ?

Observe-la plutôt que de lui faire confiance. Télécharge le modèle sur un réseau autorisé, puis mets l'appareil en mode avion ou dans une salle blindée et lance un cycle complet : enregistrer, transcrire, nommer les locuteurs, résumer, traduire. Tout aboutit hors ligne. Si ton organisation peut inspecter le trafic réseau d'un appareil de test, fais-le aussi : c'est une vérification plus solide que tout ce que je peux affirmer.

Pourquoi cette page est-elle si négative sur son propre produit ?

Parce que l'alternative, c'est quelqu'un qui lit une promesse de confidentialité pleine d'assurance et en tire la mauvaise conclusion, dans un contexte où cela compte. L'app a une seule propriété inhabituelle : après la configuration, elle ne fait plus aucun appel réseau. Tout ce qu'un lecteur du monde de la défense doit vraiment savoir au-delà, ce sont des limites, alors la place revient aux limites.

Et pour les prestataires et les personnels civils de la défense ?

Même réponse, même ordre. Demande à ton officier de sécurité si les informations peuvent se trouver sur l'appareil, et ne te demande qu'ensuite quelle app utiliser. L'usage réaliste, c'est la majorité non classifiée de la journée de travail : notes de réunion, fiches de maintenance, bilans de formation, RETEX. L'essentiel s'écrit encore sur papier.

Ensuite

Si ton officier de sécurité l'autorise, vérifie toi-même le comportement réseau avant de t'y fier : télécharge un modèle, passe en mode avion et lance un cycle complet. Une propriété que tu as observée vaut plus qu'un paragraphe sur le site d'un éditeur, celui-ci compris.

Ou d'abord : Comment fonctionne la confidentialité avancée · La fiche technique complète (en anglais)

Écrit par le développeur, pas une garantie de sécurité. Je développe Just Transcribe. L'app n'a aucune homologation de sécurité, de quelque nature que ce soit, n'est passée par aucun schéma national de certification ou d'homologation et se vend dans une boutique d'applications grand public. Elle n'est autorisée à traiter des informations classifiées sur aucun appareil. C'est ton officier de sécurité qui décide de ce qui peut être traité, et où ; s'il dit non, c'est non.

Écrit le 26 septembre 2026, mis à jour le 3 octobre 2026 pour Just Transcribe 1.36. Chiffres et sources dans la fiche technique (en anglais).