Pour la défense des droits humains. Le témoignage doit survivre à l'enregistrement.
Des entretiens avec des témoins et des survivants, menés là où il n'y a pas de réseau, puis transportés à travers des frontières où l'on fouille les appareils. Les mots doivent survivre. L'audio, le plus souvent, non.
Utile pourEntretiens avec des témoins et des survivants, travail sans réseau, et tout ce que tu préfères ne pas emporter en audio de l'autre côté d'une frontière.
L'argumentLa confidentialité avancée efface l'audio au moment où il devient texte : l'enregistrement d'une voix existe quelques minutes, pas des années.
Pas pourUn appareil qu'on te prend et qu'on déverrouille. Les transcriptions sont dessus, et c'est le risque contre lequel cette app aide le moins.
Chacune suppose que tu as recueilli le consentement éclairé dans les règles, sous une forme que la personne a vraiment comprise, et qu'elle sait ce qui sera conservé.
01Entretiens avec des témoins et des survivants
Longs, difficiles, et souvent dans une langue pour laquelle tu auras besoin d'aide plus tard. Prendre des notes à la main pendant que quelqu'un décrit le pire jour de sa vie, c'est lent, et ça fait écran entre toi et cette personne.
Un enregistrement qui devient du texte dans l'heure, puis cesse d'être un enregistrement, convient mieux à ce travail qu'un fichier qui rentre avec toi.
Dans l'app : enregistre en confidentialité avancée, pour que l'audio parte dès que la transcription existe. Ce mode ne permet aucune modification : si des noms doivent disparaître du texte avant qu'il quitte l'appareil, enregistre plutôt en mode ordinaire, retire-les avec rechercher et remplacer, puis supprime l'enregistrement juste après la transcription.
02Travail de terrain sans aucun réseau
Camps, zones reculées, endroits où il y a du réseau, mais un réseau auquel il ne faut pas se fier. Ici, la transcription dans le cloud n'est pas lente, elle n'existe pas, et la variante qui met un envoi en file d'attente pour plus tard est la plus dangereuse de toutes.
Dans l'app : garde l'appareil en mode avion pendant toute la mission. Enregistrer, transcrire, traduire et résumer : tout fonctionne antennes coupées, du début à la fin.
03Entretiens dans une langue que tu ne lis pas
Transcris d'abord dans la langue d'origine, pour que ce qui a été dit soit consigné dans les mots mêmes qui ont été employés. La traduction automatique t'indique ensuite quels témoignages ont besoin d'un traducteur humain de confiance, ce qui revient à choisir à qui tu demandes du temps et à qui tu accordes ta confiance.
Dans l'app : cinquante-neuf langues de transcription avec détection automatique, plus de 1 600 via Omnilingual, et la traduction sur l'appareil d'une transcription terminée vers cinquante-cinq langues. L'original fait foi, la traduction sert à trier.
04Passer une frontière avec les entretiens
Le moment où tout ce qui se trouve sur l'appareil peut être examiné. Ce que tu emportes devrait être le minimum utile, sous la forme la moins identifiante possible.
Si l'audio est effacé au moment de la transcription, la version biométrique du témoignage a déjà disparu avant que quiconque pose la question.
Dans l'app : la confidentialité avancée, plus une routine réfléchie d'export et de suppression avant chaque voyage. Et un vrai plan de sécurité, car c'est le risque contre lequel l'app aide le moins.
05Notes de dossier et premiers entretiens d'aide juridique
Entretiens dans le cadre d'une demande d'asile, premiers entretiens d'aide juridique, constitution d'un dossier. De longs récits factuels où les dates et l'ordre des faits comptent, et où la personne qui raconte est épuisée et ne voudra pas tout répéter.
Dans l'app : transcris en local, corrige dans l'éditeur, puis fais plus tard une recherche en texte intégral pour retrouver la date ou le lieu qui devient important une fois le dossier monté.
L'enregistrement est souvent plus dangereux que le témoignage
Un récit écrit peut être anonymisé, caviardé et passer une frontière sous une forme qui n'identifie personne. Un enregistrement audio, non : une voix est un identifiant biométrique, et l'enregistrement d'une personne qui raconte ce qui lui est arrivé prouve qu'elle t'a parlé. Dans certains contextes, c'est ce fait-là, à lui seul, qui est dangereux, quoi qu'elle ait pu dire.
L'objectif est donc de ne garder l'audio que le temps strictement utile, puis de ne plus l'avoir du tout, ce qui est plus exigeant que de simplement ne rien envoyer.
Ce que produit le circuit habituel
Un fichier audio qui fait le voyage du retour dans un sac, traîne sur un ordinateur portable, part chez un service de transcription pour aller plus vite, et finit dans un dossier cloud partagé par toute l'organisation. Chacune de ces étapes est un endroit où l'on peut le trouver, et c'est au passage de la frontière qu'une telle découverte a des conséquences pour la personne qui a parlé.
Les services de transcription sont en outre généralement établis dans des pays qui ont leurs propres règles de communication des données aux autorités, et ils ne peuvent pas te promettre ce qu'ils feraient s'ils y étaient contraints.
Ce que change Just Transcribe
La transcription se fait sur l'appareil, sur le terrain, sans réseau. Avec la confidentialité avancée, l'audio est effacé dès que la transcription existe et la session est vidée quand tu quittes l'écran : l'enregistrement n'existe alors que quelques minutes, et non des mois.
Il n'y a ni compte, ni envoi, ni statistiques d'usage. L'app ne se connecte que deux fois dans sa vie : pour télécharger un modèle que tu as choisi, et pour l'achat.
Cela raccourcit la vie de la trace la plus dangereuse. Rien ne change, en revanche, pour la transcription, tes notes, tes déplacements, tes contacts, ni pour un appareil qu'on te prend et qu'on déverrouille. Ce sont là les risques les plus grands, et ils demandent un plan, pas une app.
Pourquoi Just Transcribe
Deux de ces points sont propres à ce type de travail, et c'est pour eux que cette page existe.
✓L'audio peut être effacé au moment même où il devient du texte. La confidentialité avancée enregistre une fois, supprime l'audio dès que la transcription existe et efface la session quand tu quittes l'écran.
✓Après la mise en place, plus aucune connexion, jamais. Rien ne part, rien n'attend dans une file, rien ne réessaie quand le réseau réapparaît au mauvais moment.
✓Pas de compte. Aucune identité, aucun identifiant, et nulle part une trace qui te relie à un entretien.
✓Personne à contraindre. Une entreprise qui n'a jamais reçu le fichier ne peut ni être sommée de le remettre, ni se voir interdire d'en parler.
✓Fonctionne partout, dans chacune des cinquante-neuf langues, et dans plus de 1 600 via Omnilingual. Avec détection automatique, ce qui compte quand tu ne sais pas à l'avance dans quelle langue quelqu'un se sentira le plus en sécurité pour parler.
✓Édition sur l'appareil. Retire les noms avec rechercher et remplacer avant que la transcription soit exportée où que ce soit.
✓Un seul paiement, aucun renouvellement. Rien n'expire en pleine mission, et rien ne contacte un serveur pour vérifier une licence.
La confidentialité avancée transforme l'enregistrement en transcription, puis supprime l'enregistrement : la version biométrique du témoignage d'une personne existe quelques minutes, et non des années.
Dans ce travail, c'est un profil de risque sensiblement différent, et la confidentialité avancée est la partie de l'app conçue pour cela.
Ce que l'app couvre, et ce qu'elle ne couvre pas
Où elle aide, où elle n'aide pas, et ce qui demande toujours un plan.
Une grille sommaire, pas un conseil. Si les conséquences sont graves, travaille avec un conseiller en sécurité numérique.
Interception d'un envoi
Couvert. Il n'y a pas d'envoi, donc rien à intercepter, et aucun trafic qui révèle qu'un entretien a eu lieu.
Contrainte ou fuite chez le fournisseur
Couvert. Aucune entreprise ne reçoit l'audio ni la transcription, donc il n'y a personne à qui adresser une injonction et rien qui puisse fuiter.
Audio récupéré plus tard
En grande partie couvert avec la confidentialité avancée : l'audio est effacé à la transcription. Sur les appareils chiffrés modernes, les fichiers supprimés sont difficiles à récupérer, mais aucune app grand public ne peut promettre un effacement de niveau forensique.
Fouille ou saisie de l'appareil
Non couvert. Les transcriptions sont sur l'appareil. Emporte moins, exporte et supprime avant de voyager, et fais-toi vraiment conseiller sur les passages de frontière.
Contrainte exercée sur toi
Non couvert, et aucun logiciel ne peut le couvrir. Moins de traces, c'est moins à remettre, pas une immunité.
Consentement éclairé
Aucun outil ne le couvre. La personne doit comprendre ce qui est enregistré, ce qui est conservé, pendant combien de temps, et ce qui se passe si elle change d'avis.
Aucun audit de sécurité de cette app n'a été publié. Ce qui est vérifiable, c'est son comportement : elle accomplit un cycle complet en mode avion, ce qui veut dire que le traitement a eu lieu sur l'appareil.
Ce que la personne doit comprendre avant d'accepter
J'enregistre notre conversation sur mon téléphone. L'enregistrement n'est envoyé à aucune entreprise, et il n'est lié à aucun compte. Le téléphone le transforme en texte, puis il efface l'enregistrement de votre voix, en général dans l'heure qui suit. Ce que je garde, c'est votre récit écrit, et je peux en retirer votre nom. Vous pouvez arrêter tout de suite si vous le voulez. Vous pourrez aussi, plus tard, me demander d'effacer ce texte.
Dans une langue que la personne parle vraiment, et lentement. Si tu n'arrives pas à l'expliquer, tu n'as pas de consentement, et un enregistrement fait sans que la personne ait compris est un risque que tu as fait courir à quelqu'un d'autre.
Avant une mission
Quatre étapes, et c'est la première qui protège les personnes.
Règle d'abord la question du consentement et celle du principe « ne pas nuire ». Ce qui est enregistré, ce qui est conservé, combien de temps, qui y a accès, et ce qui se passe si la personne retire son consentement. Si tu ne peux pas l'expliquer dans la langue qu'elle parle, n'enregistre pas.
Télécharge le modèle chez toi, puis reste hors ligne. Choisis le plus grand modèle que l'appareil peut accueillir et teste-le dans les langues que tu t'attends à entendre. Ensuite, mode avion pendant toute la mission.
Fais de la confidentialité avancée ton mode par défaut. Audio effacé à la transcription, session vidée quand tu quittes l'écran. N'utilise l'enregistrement ordinaire que si tu as une raison précise de garder l'audio, et après avoir réfléchi à ce que cela implique pour la personne qu'on y entend.
Prévois une routine d'export et de suppression avant de voyager. Noms retirés avec rechercher et remplacer, transcriptions exportées là où ton organisation les conserve réellement, copies locales supprimées. Fais-le de la même façon à chaque fois, pour que cela ne dépende pas de ta mémoire.
Tout le reste de la sécurité de l'appareil se joue hors de cette app, et compte davantage qu'elle : un long code de l'appareil plutôt qu'un code court, un usage réfléchi de la biométrie aux frontières, le chiffrement, et un plan de ton organisation pour un appareil qui ne revient pas. Si ton organisation a une équipe de sécurité numérique, c'est à elle de décider, pas à toi ni à moi.
Ce contre quoi Just Transcribe ne protège pas
Lis cette partie deux fois. Dans ce domaine, le mal vient de l'écart entre ce que fait un outil et ce que l'on croit qu'il fait.
×Un appareil qu'on te prend et qu'on déverrouille. Les transcriptions sont dessus. La protection des fichiers d'un appareil grand public n'est pas un conteneur fermé par une phrase de passe que toi seul connais, et les procédures aux frontières ne sont pas un problème technique.
×Aucun audit de sécurité. Aucune évaluation indépendante n'a été publiée. Vérifie toi-même le comportement au lieu de te fier à l'affirmation, et lis toute cette page avec la même réserve.
×Pas d'effacement de niveau forensique. La confidentialité avancée efface l'audio, et le stockage chiffré moderne rend la récupération difficile, mais aucune app grand public ne peut garantir qu'une analyse forensique acharnée ne trouvera rien.
×Pas d'anonymisation. Les noms sont transcrits tels qu'ils sont prononcés. Les retirer est un travail manuel auquel tu dois penser, à chaque fois.
×Pas de transfert sécurisé. C'est entièrement à toi de faire parvenir une transcription à ton organisation, par le canal sécurisé auquel tu fais déjà confiance.
×Pas de gestion par l'organisation. Ton équipe de sécurité ne peut rien configurer de façon centralisée, rien auditer et rien effacer à distance.
La seule phrase utile : l'app raccourcit la vie de la trace la plus identifiante et retire le tiers du circuit. Tout le reste de ce modèle de menace demande toujours le plan que ton organisation devrait déjà avoir.
Réponses directes
L'app est-elle sûre pour recueillir des témoignages en environnement hostile ?
Elle est plus sûre qu'un envoi en ligne, et elle n'est pas un plan de sécurité. Elle élimine complètement deux risques, le fournisseur et le réseau, et réduit la vie de l'audio à quelques minutes. Sur la saisie, la contrainte, tes contacts ou tes déplacements, elle ne change rien. Si ces risques sont réels pour les personnes que tu interroges, travaille avec un conseiller en sécurité numérique et considère l'app comme un élément parmi d'autres.
La confidentialité avancée supprime-t-elle vraiment l'audio ?
Elle efface l'enregistrement dès que la transcription existe. Jusque-là, il reste dans un emplacement temporaire, sous la protection de fichiers d'iOS, et la session est vidée quand tu quittes l'écran. Sur un appareil chiffré, cela rend une récupération par des moyens ordinaires très improbable. Ce n'est pas un effacement de niveau forensique, et aucune app grand public ne peut honnêtement en promettre un : ne compte donc pas sur elle seule pour passer une frontière hostile avec un appareil. La description complète est ici.
L'entreprise derrière l'app peut-elle être contrainte de remettre des entretiens ?
Non, parce que nous ne les recevons jamais. Il n'y a aucun serveur qui touche à ton contenu, aucun compte et aucun journal de ce que tu as enregistré. Une injonction adressée à The Dutch Logic Co. ne trouverait rien. C'est la description d'une architecture, pas une promesse de bonne conduite, et c'est pour cela qu'elle vaut davantage.
Quelles langues l'app gère-t-elle sur le terrain ?
Tu as le choix entre cinquante-neuf langues pour la transcription, avec détection automatique, et le modèle Omnilingual de Meta en reconnaît plus de 1 600 sans qu'on lui dise laquelle, dont beaucoup qu'aucun autre outil ne couvre sur un téléphone. Une transcription terminée se traduit vers cinquante-cinq langues sur l'appareil. La couverture est inégale : les grandes langues s'en sortent bien, les petites langues et les forts accents régionaux nettement moins bien, et Omnilingual écrit sans ponctuation jusqu'à ce que tu la remettes. Avant une mission, teste précisément les langues que tu t'attends à entendre, plutôt que de découvrir la lacune dans un camp sans réseau.
Faut-il expliquer tout cela à la personne interrogée ?
Oui, et dans des termes qui lui parlent vraiment. Lui dire qu'on l'enregistre, que l'enregistrement deviendra du texte puis sera supprimé, que rien ne part vers une entreprise, ce qui sera conservé et pendant combien de temps, et qu'elle peut arrêter. Pouvoir dire sans mentir que l'audio aura disparu dans l'heure compte davantage, dans cette conversation, que n'importe quelle fonction décrite sur cette page.
Ensuite
Avant une mission, teste chez toi tout le cycle dans les langues que tu t'attends à entendre : passer en mode avion, enregistrer, transcrire, traduire, puis vérifier que la confidentialité avancée te laisse du texte et pas d'audio. Savoir exactement ce que fait l'outil, et ce qu'il ne fait pas, c'est ce que tu dois, toi, aux personnes qui acceptent de te parler.
Écrit par le développeur, pas un conseil en sécurité. Je développe Just Transcribe. Si les personnes que tu interroges risquent de graves conséquences pour t'avoir parlé, ta sécurité opérationnelle a besoin d'un conseiller et d'un plan, pas de la recommandation d'un éditeur de logiciel. Si ton organisation a une politique de sécurité numérique, c'est cette politique qui prime.
Écrit le 26 septembre 2026, mis à jour le 3 octobre 2026 pour Just Transcribe 1.36. Chiffres et sources dans la fiche technique (en anglais).